Blog compilant quelques photos des animaux sauvages qui m'ont été donnés d'observer, principalement le cerf, de la période des mues à celle mythique du brâme.
21 Août 2010 :
Allez ! Il n'est jamais trop tôt pour bien faire, et puis c'est ma faute à moi si mon appareil photo rêve d'affuts en forêt, que mes bottes gigotent toutes seules sur le pas de ma porte, et que mes jumelles voient des grands cerfs partout ?
Et bien m'en a pris. Samedi 22 Août, 4h45. Premier raire de la saison ! Et a chaque fois cela me donne l'impression que c'est la 1ere fois que j'entends ce son rauque venu d'un autre temps.
Il est timide, presque rêvé, et pourtant j'en suis sûr, c'en est un. Les sorties d'après me le confirment.
Il est encore bien difficile à approcher, s^'ârrete dès 5h45 alors qu'il fait encore nuit noire, mais il est là.
Un autre à commencé à lui répondre, plus haut ...
Quelques bruits d'écorce frottée montrent que les cerfs prennent doucement leur place comme autant de musiciens avant de donner un concert. Ils se chauffent, s'installent, ouvrent leur partition sur leur chevalet et n'attendent que le chef d'orchestre et sa baguette pour entonner ce Requiem.
Le temps est encore chaud :
23 degrés à 5h du matin Samedi. temps très sec.
Idem pour Dimanche.
Et c'est ce Dimanche ou par inadvertance, je fais fuir une chevrette qui m'aboit dessus et fait fuir le 1er Grand cerf de la saison, alors couché dans une souille, solitaire, un peu impatient sans doute d'en découdre avec ses rivaux.
Mais cette masse, cette couleur sombre, ce trophée écarté, ses empaumres fournies et ... ses lunettes blanches !
Le doute n'a (presque) pas sa place. IL s'agirait du "Courreur". Ce cerf qui me donne le privilège et la joie de le suivre depuis maintenant 6 ans !
Pas de photos encore, mais j'espère qu'il baissera sa garde à un moment et se fera tirer le portrait ...
Le Lundi voit les 1eres averses, un vent par rafales, et c'est toutes les fougères qui libèrent leur si subtil parfum, décor incontournable de ce concert sauvage
...
Petit tour de repérage avant les 1eres sorties ... et je constate que l'accès à la forêt a été complètement chamboulée a plusieurs endroits.
On ne peut plus passer en voiture dans bien des parties du massif.
Dure nouvelle !
Et bien une fois de plus, nous nous adapterons puisque l'ONF ne nous laisse pas le choix ...
A l'ancienne : A vélo !
Et maintenant, on fait quoi ? ...
28 Août :
La semaine a été longue. Le temps semble hésiter entre le soleil estival et l'humidité automnale...
Il fait 9 degrés ce matin. Le temps est superbe. Cela brâme, mais à un seul endroit.
J' approche quelques cerfs qui brâment très bien, mais ne risque pas de les faire fuir par peur qu'ils changent de place.
Après tout, la saison est encore longue pour leur tirer le portrait.
Je rentre donc à ma voiture quand, vers 7heures, un, puis 2 cerfs se remettent à brâmer. Une biche qui passait par là sans doute ...
Je presse alors le pas, reprends ma voiture et fait le tour de l'enceinte pour finalement approcher un cerf dans d'excellentes conditions qui me permettent de l'avoir à moins de 20 mètres de moi. Il brâme fort. Il est presque 8h30 alors que nous sommes le 28 Août !
J'en suis très étonné mais pas au point de rater ma photo.
Même si elle est loin d'être parfaite et que je nourris quelques regrets, voila donc la 1ere photo de la saison ... de ce cerf qui ne m'est pas inconnu ...
J'avoue ne pas être mécontent d'avoir trouvé un si beau cerf qui a déjà laissé trainer son portrait sur d'autres blog ...
Je laisserai le concerné reconnaître le fameux petit reporter "à l'oreille cassée" ...
Ce cerf est vraiment superbe. Ses merrains sont assez courts mais ses andouillers sont très développés et ses empaumures d'une envergure rare. A noter également sa couleur noire et son corps trappu.

(Ces photos n'ont aucun but "artistique" mais sont là pour nous permettre de mieux juger le cerf. J'espère en avoir de meilleures très bientôt ...!)
Galvanisé par cette découverte et ces premiers clichés, un autre cerf se présente et me permet de prendre la photo du 1er cerf brâmant de la saison.
cela est donc officiel, çà brâme !
30 Août : Il est arrivé ... sans se presser
C'est le genre de matin qui nous remet un peu à notre place. Qui nous fait réaliser qu'on n'est même pas encore en Septembre. Qui nous ferait presque douter de ce qu'on a vu et entendu quelques jours auparavant ...
Presque aucun raire. Les cerfs se taisent. Peut être assomés un peu par le vent et la pluie qui n'ont pas arrêté de la nuit. Les arbres gouttent. Les fougères plient.
Après pas mal d'hésitations, j'approche un cerf qui montre un peu plus de bonne volonté et "baille" timidement.
Grâce au bruit des arbres qui gouttent, je réussis à le surprendre dans sa reposée, dans les hautes herbes.
Ce cerf est 12 cors. Le trophée est bien noir, très costaud sur la partie basse, mis à part les surandouillers. Dommage pour la partie haute. Les 2 fourches sont toutes petites, ce qui diminue la taille des empaumures.
Tout le contraire de notre cher Tintin en fin de compte !
Et le voilà qui vole au secours d'une biche "harcelée" par un jeune cerf ... Voilà donc ZORRO !
1 Septembre : Le retour
Allez on va jouer à un petit jeu. Ce soir, j'ai revu une vieille connaissance qui a eu son heure de "gloire" sur mon blog ...
Pardonnez moi encore une fois la qualité des photos. J'étais au 1/3 sec. pour avoir un maximum de lumière et pouvoir tirer une photo "acceptable" de ce très bel animal.
Il n'a pas vraiment changé, à part peut être l'allure (la bosse sur le dos !) et les lunettes blanches ... Normal avec l'âge !!
Surandouiller sur son bois gauche, pas à droite. Double fourche à l'empaumure gauche, joli peigne à droite, andouillers d'oeil très recourbés, bois très noirs, très grands merrains ...
Alors, any idea ? ....
Pour les joueurs, c'était "le Chatelain", déjà baptisé en 2008.
Bravo à ceux qui ont trouvé !
Ils ont gagné ... toute mon estime ! ^^
6 Septembre :
Voilà plusieurs jours que je suis contraint de rester éloigné de notre belle forêt. Mes apparitions furtives se soldent la majeure partie du temps par de belles déceptions. Les cerfs se font rares, et leur raires encore davantage ...
J'observe même un cerf hier qui dort à la nuit tombée, en pleine place de brâme, les bois dans le sable, presque mort.
Je pense qu'il fait trop chaud. Le sol est sec. L'eau se fait rare. Tout ceci ne facilite peut être pas les chaleurs des biches.
Mais il est humain de chercher une raison à tout !
Notre âme de chasseur sait, elle, que les voix de la nature sont, elles aussi, impénétrables ...
Après 2h30 d'affût et pas un raire, pas un cerf, même pas une biche, je monte sur "le plateau". Enfin !!
Un cerf donne de la voix !
Je contourne l'enceinte, fais fuir des sangliers qui font du bruit et éveille la curiosité du cerf qui m'arrive droit dessus !
Enfin, un cliché "rapproché", bien que loin dêtre parfait. Il a au moins le mérite de "soulager" un peu ma "soif" de brâme ...
Et voilà un 10 cors bien écarté. Les bois un peu fins, mais avec 2 belles fourches aux empaumures. Un cerf subadulte à n'en pas douter ! ( pivots hauts et meules moyennement grandes)
Mais ce cerf n'est pas tout seul. 2 biches sèment le trouble dans la place de brâme. Un autre cerf se dévoile, sans brâmer, en laissant apparaitre une ramure plus jolie que le 1er avec des bois plus noirs, plus perlés et un très beau "chandelier" à l'empaumure gauche. C'est un 13 cors (ou 13 malsemé).La soirée s'anime !
8 Septembre : Ca s'accélère !
La sortie s'annonce courte. IL faut donc faire vite. Je choisis de me diriger vers une place que je connais bien et plutôt facile d'accès. Mon choix s'avère judicieux (pour une fois !) et une biche , un faon, puis un baillement à peine perceptible sortent de la sapinière ...
Les branches mouillées s'agitent, et un grand trophée noir en sort, l'échine trempée des averses de la journée.
Un grand 11 cors avec de grands andouillers me fait face, puis s'allongent dans les hautes herbes.
Après une petite sieste, il se releve pour s'occuper de sa "conquête" ... Mais il semble reconnaitre le bruit du déclencheur et semble s'en méfier. APrès quelques photos, il préfere continuer sa cour à l'abri des sapins ... alors qu'une épaisse brûme commence à recouvrir les herbes trempées.
Voici donc Monte Christo !
MONTE CHRISTO
9 Septembre : Encore un prélude ...
Après la pluie d'hier, j'espère ce matn que le brâme est bien lancé désormais et que la matinée sera "bruyante". Que nenni !
Peu de raires ce matin. Le temps est assez idéal. 10 degrés, une belle brume, un sol mouillé pour approcher ...
Je tente quand même l'approche d'un cerf moins timide que les autres et qui varie un peu ses raires.
Trop occupé à chasser les intrus de sa place de brâme, un 4e tete et un autre cerf que je ne vois pas, il passe devant mon objectif...
Voilà CHopin !
Joli 12 cors avec les bois très évasés. Dommage que cela ne se voit pas sur la photo. J'espère que cela le sera pour la prochaine !
11 Septembre : Le Dieu soleil
Bonne matinée. Alors que je m'inquiète de n'entendre qu'assez peu de cerfs brâmant (cela commence vraiment à m'inquiéter : moins de biches, moins de cerfs, moins de biches en chaleur ? ...), j'aperçois un très beau cerf dans les fougères qui disparait comme par magie en un éclair ... pas de bonnes photos donc ...
2 cerfs continuent à brâmer malgré le soleil déjà haut. Le 1er, c'est Zorro, qui, grâce à un jeune cerf, vient chasser ce dernier à quelques mètres de moi dans les fougères et le défie d'un raire rageur. Très belle scène !
Le jeune cerf qui passe à quelques mètres de moi dans les fougères, suivi de près par un Zoro furieux ....
Gare à lui !
Il est déjà assez tard, et un autre cerf semble bouger beaucoup dans la clairière à quelques centaines de mètres de cette scène . Les 2 cerfs se défient de la voix, sans toutefois se rapprocher.
Il me faut donc faire tout le tour de l'enceinte, traverser le village, et attendre que le cerf sorte à découvert. Aurai je de la chance ce matin ?
Oui, on peut le dire. Un grand cerf, accompagné de quelques biches, semblent effrayé par quelque chose (un sanglier, un photographe ?) se raproche de la route sur laquelle je me trouve, inconfortable, pour mon plus grand bonheur... et mon meilleur cliché de la saison ...
Il est vrai que le soleil y est pour beaucoup.
Voici donc le Dieu grec du soleil : Hélios !
Joli 12 cors avec les bois très courbés, bien noirs, avec les andouillers blancs. Merrains assez robustes avec de beaux andouillers d'oeil qui sont recoubés à la manière d'un taureau.
Je regrete que les surandouillers soient presque inexistants et que les épois , bien que robustes ne soient pas de grande envergure.
12 Septembre : Et soudain surgit enfin "Z" ...
La soirée est belle. J'attends le cerf que je guette depuis déjà quelques jours dans le vallon de fougères. Soudain, celles ci s'agitent, un jeune bn cerf (prometteur) me fait face, suivi de près par un cerf qui ne m'est pas tout à fait inconnu ...
Ce cerf magnifique dont j'ai eu l'honneur de trouver la mue cet hiver ...
J'ai nommé : le fameux Z !
Ces bois sont identiques à l'an dernier, à part la fourche arrière de l'empaumure pus écartée que l'an dernier. Ce cerf a vraiment une ampltitude remarquable. Il reste un long moment devant moi, baille, brâme ...
Un petit moment avec lui me fait voir que Z n'est pas un vieux cerf contrairement à ce que son trophée laisserait à penser. Même si la photo ne me permet pas de vous le montrer, son allure, son port de tête sont bien ceux d'un cerf "jeune adulte".
Pourvu que nos amis les chasseurs le laissent vieillir un peu ...
13 Septembre : Vive l'Empereur !
Bon, et bien je vais arrêter de me plaindre. Il est vrai que je constate que les cerfs brâment moins, s'arrêtent de brâmer plus tôt, que les biches sont peut être moins en chaleur , mais il faut avouer que certains cerfs me font mentir ... et tant mieux !
Alors que le bois regorge de raires rageurs, un beau jeune 13 cors, double fourche a droite, nommé Talleyrand, tente de dérober quelques biches dans le dos du maître de place encore invisible...
Après quelques hésitations, il ne semble pas vouloir sortir de la lisière. Je traverse donc le bois pour le retrouver de l'autre côté et assister à une superbe scène de brâme .
Il est de ces matins où l'on ne regrette pas d'avoir si peu dormi ...
Voici NAPOLEON !
NAPOLEON est un très grand cerf. Il porte 15 cors, ave2 très rares caractéristiques : une très grande chevillure et une très grande trochure quasiement parralèle sur le merrain droit, ainsi
qu'une double chevillure
Sortie non seulement excellente pour les photos mais ce qui me satisfait encore plus c'est que je repas sans avoir dérangé ni le cerf, ni les biches. Le cerf continuait de brâmer encore après mon départ de la place .
Sur le chemin du retour ... Le roi de rome ? ...
Et la matinée n'est pas terminée puisque jeme dirige vers une lisière afin de voir si le chatelain a enfin décidé de montrer sa tête ...
Je le surprends en pleine sieste ...
Samedi 18 Septembre :
Cela brâme très bien. La 1ère gelée nous surprend tous ! -1°C à 6 heures ! On aait perdu l'habitude. Nous voici prévenus, l'Automne arrive très bientôt.
Un grand 10 cors bien robuste regagne la lisière, comme surpris par le jour ...
Dans le bois, une jeune 4e tete s'essaye (avec succès et vacarme !) au brâme, bien vite interrompu par le maître de place ...
... un 9 cors, puissant et ... combatif !
Quelques "obligations" me contraignent à rester éloigné de "mes" cerfs durant un WE crucial. Je suis donc dans le Sud Ouest, mais mes amis "autochtones" me permettent de m'indiquer quelques bons coins et je réussis quelques clichés intéressants de cerfs très "typiques".
18 Septembre : Lost in Sud Ouest !
Seul, perdu dans la lande, j'entends brâmer loin et essaie de me rapprocher rapidement, la nuit tombant très rapidement (le voyage fut LONG !).
Après quelques minutes d'attente, une 3e tête typique sort des ajoncs impénétrables pour traverser la friche.
Puis après un moment, un cerf apparait en bout de friche mais il fait déjà presque nuit noire. Grâce à un retravail de l'image, je réussis à obtenir une forme de trophée magnifique : ramassée, trapue, bois très noirs et pointes blanches.
Ce cerf m' a procuré une très belle émotion. Après avoir imité le brâme (plus ou moins bien), il a parcouru les 300 mètres du chemin pour voir ce qu'était ce "rival enroué". Il est venu me voir a 7 mètres (j'ai compté!), avant de me "mettre dans le vent" et de partir dans les ajoncs.
Je me souviendrais longtemps de la vision de ces belles empaumures de 3 se détachant sur le ciel éclairé par la lune ...
19 Septembre : CHAUD !
Accompagné de mon ami local, nous approchons plusieurs cerfs dans les marais, sans succès, puis dans la forêt. Il est 9h passées et quelques irréductibles brâment encore. Les cerfs là bas sont moins dérangés que chez nous !
Après une approche très délicate, un grand vieux cerf (baptisé portaillou par mon ami !) 10 cors nous arrivent à quelques mètres, bien décidé d'en découdre avec nous ... avant de regagner sa reposée ...
Un autre cerf brâme entouré de ses biches. C'est un grand 8 cors qui joue des lumières avant de se dérober dans la lande ...
23 Septembre : THESEE !!
Soirée très décevante d'un point de vue brâme. Quasiement aucun. Les cerfs sentent ils les orages, la fraicheur, la pluie arriver ? Les biches ne sont elles plus en chaleur ?
Connaissant bien l'endroit, je décide de m'installer en haut d'un arbre et aperçois alors un grand trophée dépasser des fougères. Il brâme ... mais fait semblant !!! Tellement faiblement qu'il est inaudible alors que je me trouve à 50 mètres de lui.
Ces bois me rappellent assez vite un cerf qui a tout de même bien changé et muri en l'espace d'un an !!! Incroyable ! Ce cerf qui portait 11 l'an dernier et dont j'ai trouvé les mues l'hiver 2008/2009 porte aujourd'hui 14 cors ! Et de quelle manière ! De très beaux surandouillers, une belle forme de merrains, 2 empaumres de 4. Superbe ! Il est étonnant de voir à quel point un cerf, quand il est bien nourri et a de l'espace peut vraiment s'épanouir et se développer. Cela est le fruit d'une bonne gestion (il en faut ...)
Thésée en 2009 Thésée en 2010
LAISSONS DONC VIEILLIR NOS CERFS !!!
25 Septembre :
Sortie rapide dû à un emploi du temps "chargé".
Un très beau cerf que nous voyons de loin se glisse le long de l'horizon.
A regarder de plus près ...
26 Septembre : "Le daguet et le renard" ...
Une sortie fatiguante courronnée de succès après 3 heures de marche et d'affut ! Un 1er cerf que j'approche éloigne 5 cerfs satellites pour obtenir les faveurs de ses belles, brâme fort, se frotte les bois, ... sans que je puisse le voir ...
Je décide , têtu que je suis, de poursuivre vers une sapinette éloignée mais assez prometteuse .... Sur le chemin la bordant, je vois une scène extraordnaire :
Un jeune daguet, se méfiant du maître de place encore invisible, semble intrigué par un animal qui arrive des fougères. Après quelques minutes, je vois un male renard magnifique sortir, faisant peur au daguet et sursautant lui même de la réaction du daguet. Goupil se fige devant moi.
S'en suit un cliché assez rare pour être souligné. Le beau renard, avec le daguet en arrière plan.
Innatendu mais au combien rare !!!
Puis le maître de place, furieux, avance en bramant vers le renard, sans sortir des sapins. L'intimidation semble ne pas avoir de prise sur maitre renard, roi en la matière ...
Après une approche difficile, voici envin Cézar, un très beau 13 cors, les bois mouillés des ondées nocturnes. Le soleil dans les yeux, il ne me voit pas et reste impassible dans les fougères, se réchauffant aux premiers rayons du levant ...
Cézar est un beau 13 cors, d'un certain âge déjà, avec des bois bien perlés, à grosses goutières (mises en evidence par l'eau). Ses surandouillers sont assez atypiques et partent à l'horizontale. Ses empaumures sont bien développées, avec un vague air de famille de Tintin en haut des bois je trouve ...
1er Octobre : Cà ne cerf à rien !
Tous les échos sont unanimes : ceux des veneurs qui ne croisent plus d'animaux en forêt, qui n'ont plus ou moins de change durant la chasse, moins de biches, moins de cerfs, moins de photos par les amateurs dans mon genre ... L'heure semble grave.
Je ne suis pas de na ture pessimiste et encore moins alarmiste, mais je me retrouve à moins de 30 ans, en train de dire "j'me souviens y a 10 ans, y avait plus d'animaux!". Mais après tout, j'accepte de faire ce constat, quitte à passer pour un "vieux c..." avant l'heure ...
Le vent, la pluie ne nous facilitent pas la tâche.
Je parviens tant bien que mal à croiser de loin le chemin d'un très grand cerf, très écarté. Et oui ! Il en reste ! Ses andouillers, surandouillers et chevillure sont impressionnantes, ... mais moins encore que sa ramure qui n'est pas sans rappeler celle du beau "courreur".
La photo est à peine "publiable", mais c'est quand même bon pour le moral ...
Le voilà un peu plus près, 3 jours après. Il sort d'une enceinte ou quelques cerfs brâment encore, et l'on peut observer que ce beau sruandouiller de son bois gauche ... n'est plus !
Il se l'est cassé durant un combat sans doute acharné, pour emporter ou garder les faveurs d'une belle ...
Je vous rassure, il VA BIEN !
6 Octobre : Coup de chance sur le chemin.
Malgré une pluie incessante et de sacrées rafales de vent, un beau cerf sort soudain du chemin puor aller rejoindre sa biche éseulée. Il semble porter 12 cors d'une belle manière. Il a en tous cas eu le mérite d'agrémenter mes sorties infructueuses depuis déjà bien (trop!) longtemps ...
11 Octobre : Les derniers maîtres de place ...
Quelques cerfs croisés au hasard d'un chemin. Grand 15 cors sortant de sa remise de roseaux. Moins atteint par la fièvre du brâme que quelques jours auparavant ...
15 Octobre 2010 : Le courreur sauve la mise ...
Voilà le fameux cerf que je suis depuis maintenant 6 ans !! Il a peu brâmé cette année (peu de biches oblige ...), mais il fallait être au bon endroit au bon moment ... Merci Jérémy !
Il porte toujours aussi bien ses 12 cors avec son épois droit fabuleux et un grain noir qui laisse rêveur les chercheurs de mues ...
Espérons qu'il laisse ses mues au même endroit cette fois ...
Et allez une dernière pour la route.
Ambiance Ambiance ...
Dimanche 17 Octobre : pour quelques photos de plus ...
Le brâme se termine bel et bien. Les grands cerfs ont laissé la place aux jeunex 10 corps qui tente sa chance avec les quelques biches restantes ... sans grands succès.
Mais il a au moins le mérite d'animer un peu ma fin de brâme et de prendre quelques bons clichés de fin de saison.
Accompagné de quelques biches, le jeune cerf fait le tour de son harem, non pas gagné, mais plutôt "hérité", sans doute d'un grand cerf fatigué d'avoit trop brâmé.
Pendant le brâme, un cerf adulte peut perdre jusqu'à 20% de son poids. Régime efficace !
Au moment où les grands cerfs laissent leur places, pourtant tant défendues, aux jeunes cerfs pour regagner la sécurité de la grande forêt et goûter un repos bien mérité ...
Semaine du 18 au 24 Octobre : C'est PAS FINI !
Lors d'un affut (très!) matinal, j'observe une jeune chèvre et son faon. Quand soudain, intrigué par un bruit rauque, elle lève la patte, avant de disparaitre bien vite pour abriter son faon. Est ce bien ce que je pense ?
Est ce le responsable de ce ram dam ? Un 10 cors jeunement, débuche en plaine, le nez au sol, pour humer sans doute quelques laissées de biches ...
C'est le temps où les jeunes cerfs s'enhardissent et rêvent de saillir quelques biches dans le dos des grands maitres de place fatigués par 1 mois de brâme.
Mais ce grand 10 cors veille sur son harpail. Même si le regard n'est pas aussi alerte qu'en début de brâme, il est là et bien là.
Mais les prétendants ne sont pas toujours inexpérimentés. C'est le cas de ce prétendant qui a toutes ses chances. Armé d'une belle ramure de 14 cors , il sort en pleine lumière alors que le soleil est déjà haut et lance son raire défiant le grand maître.
Ce beau 12 cors semble bien déçu. Il pensait sans doute pouvoir voler quelques biches à la barbe du grand 10 cors. Mais coincé entre un grand 10 cors et un beau 14 cors, une seule solution : la fuite !
Les esprits s'échauffent. Après quelques provocations, les cerfs s'approchent et lancent leur ramure l'un contre l'autre. Les bois s'entrechoquent, les dos s'arc-boutent. Le bruit qui en résulte est incroyable ! Il déchire le silence de la forêt qui s'éveillait doucement jusque là.
Le combat est court, mais violent.
Le vainqueur aura le plaisir de gagner ses biches et de les courtiser selon son bon vouloir. Cela vaut le coup de se battre !
Et soudain surgit le grand cerf. Un vieux 10 cors avance d'un pas lourd et décidé. Il hume l'air, et s'impose sans brâmer, comme pour siffler la fin de la récréation ...